Les vidéos « L’Ours des Pyrénées, le pourquoi du comment… »

Les 5 épisodes de notre série de web-documentaire « L’Ours des Pyrénées, le pourquoi du comment… » a passé la barre des 10000 vues sur Youtube. N’hésitez à relayer autour de vous via vos réseaux car avec le lacher de Goia le mois dernier, l’opposition à l’ours reprend pied et recommence à porter sa désinformation habituelle…

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Bientôt 7000 vues pour l’ours brun dans les Pyrénées

 

La barre des 7000 vues va bientôt être franchie pour notre série de 5 vidéos « L’Ours des Pyrénées, le pourquoi du comment… ». Si vous n’avez pas encore visionné notre travail, nous vous invitons à la faire, soit depuis notre galerie vidéo, soit directement sur notre chaine Youtube https://www.youtube.com/user/AltairNature/videos

Ségolène Royale, la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable anti-conciliation

La ministre de l'Environnement et du Développement Durable en visite dans les Pyrénées pour assister à un lâcher de bouquetin et annoncer sa politique de gestion d'une biodiversité sous contrôle...©Laurent Dard

La ministre de l’Environnement et du Développement Durable en visite dans les Pyrénées pour assister à un lâcher de bouquetin et annoncer sa politique de gestion d’une biodiversité sous contrôle…© Laurent Dard

Après son passage remarqué dans le Parc National des Ecrins le 10 juillet 2014 où elle annonce que les prélèvements de loups pour l’année 2014 vont être augmentés de 24 à 36 individus, la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable Ségolène Royale, annonce lors de son passage dans les Pyrénées samedi dernier sa volonté de ne surtout pas introduire d’ours dans la massif afin de ne pas nuire au pastoralisme.

Le gouvernement actuel est surement le premier a pouvoir compter sur deux ministres en charge de l’agriculture !

Alors que Madame Royale, déclare à France3 à propos du bouquetin pour lequel elle vient assister à la réintroduction après 110 ans d’absence : « Il s’agit d’un magnifique exemple de biodiversité aboutissement d’un travail de très longue alène, c’est 20 ans de travail ici. C’était important pour moi en tant que ministre de l’écologie, de l’environnement et du développement durable dans le cadre de ma tournée des 10 grands parcs nationaux que nous avons en France, d’arriver ici le jour où il y a une opération aussi concrète sur la reconquête de la biodiversité sur des espèces menacées. « . Il eut été intéressant que Madame Royale prenne un peu mieux connaissance des ses dossiers avant de venir « en vacances dans les Pyrénées » ! En effet, dans ce cas, elle aurait pu se rendre compte qu’ à propos de l’ours :

- l’animal n’a jamais disparu du massif, par conséquent il est urgent d’intervenir afin d’éviter qu’il ne disparaisse réellement du massif et dans la culture pyrénéenne comme  c’est le cas pour le bouquetin comme le précise J.P. Crampe, chef de secteur du Parc National des Pyrénées et cheville ouvrière de cette réintroduction depuis 20 ans : « Autochtone, le bouquetin était aussi abondant que l’isard, il a disparu il y a fort longtemps puisque c’est l’arrivée des armes de jet qui l’ont éliminé un peu partout en Europe, donc il a aussi disparu dans la mémoire des Pyrénéens. C’est important parce qu’on le rétablit à la fois dans l’écosystème dont il fait partie intégrante et le rétablit aussi dans la culture du pyrénéen. »

La fête de l'ours est une tradition ancestrale pyrénéenne montrant l'attachement culturel au plantigrade sur le massif. © F. Breitenbach / Altaïr Nature

La fête de l’ours est une tradition ancestrale pyrénéenne montrant l’attachement culturel au plantigrade sur le massif. © F. Breitenbach / Altaïr Nature

- l’ours est surement l’un des animaux les plus emblématiques des Pyrénées et qui plus est il fait partie intégrante de la culture pyrénéenne ! Qui pourrait, à ce jour, dire le contraire ?

- la cohabitation homme / ours a toujours existé dans le massif et la conservation du plantigrade est le résultat de plus de 35 ans de travail, le premier plan ours ayant été mis en place sous la présidence de Mr Mitterrand en 1982.

Ainsi notre ministre de l’environnement, interrogée par France3 à propos de l’ours est capable de dire : « Ma priorité va au pastoralisme, quand il y a des réintroduction d’espèces sauvages en voie de disparition il faut le faire dans des espèces où il n’y a pas de conflit autour de l’usage de l’espace et l’activité humaine doit primer sur la biodiversité sans en rabattre sur l’exigence de biodiversité donc c’est un travail intelligent, difficile… ». Madame la ministre, où la biodiversité peut-elle être maintenue si ce n’est à minima dans les zones centrales des Parcs Nationaux ? Cela ne semble pas être votre vision puisque lors de votre visite dans le Parc National des Ecrins vous avez donné votre feu vert pour qu’une battue soit organisée dans la zone cœur du Parc afin d’en faire sortir les loups pour qu’ils puissent être abattus dès qu’ils auront franchis cette limite ! Moralité, en France, conserver des ours, des loups, des lynx et autres animaux pouvant potentiellement pratiquer un prélèvement sur un troupeau domestique n’est pas possible… nul part ! En effet, l’agriculture ne connait aucune zone d’exclusion sur le territoire français, par conséquent ce sont les indésirables « prédateurs » qui seront exclus si l’on suit votre vision du développement durable (qui est normalement synonyme de conciliation)

Comment ne pas s’insurger lorsqu’un ministre est capable de tenir de tels propos ? Renseignez vous Madame La Ministre, lisez vos dossier et allez passer vos vacances dans les pays européens qui cohabitent quotidiennement avec les prédateurs et qui ne s’en portent pas si mal… Qui plus est, ces pays là ne soutiennent pas artificiellement leur agriculture de montagne comme peu le faire la France qui injecte plus de 200 millions d’euros par an rien que pour le pastoralisme pyrénéen.

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